Ligue des Champions : Paris, c’est (devenu) tragique

Le Paris Saint-Germain a tout gâché. Etincelants à l’aller (4-0), les Parisiens ont été humiliés à Barcelone en 8es de finale retour de la Ligue des champions (6-1).

Et Paris s’écroula… Totalement. Lamentablement. Ce qui semblait de l’ordre de l’irrationnel s’est bel et bien produit sous nos yeux écarquillés. Trois semaines après une copie proche de la perfection au Parc des Princes (4-0), le PSG a tout ruiné. Renversé mercredi soir par un Barça métamorphosé dans un Camp Nou bouillonnant comme jamais (6-1). Le coup est rude. Le fiasco incommensurable. Jamais aucune équipe en coupe d’Europe n’avait su relever un tel défi. Cette statistique appartient au passé. Dans les annales, on consignera désormais que le FC Barcelone a entretenu sa légende aux dépens d’une équipe parisienne humiliée. Piétinée. L’une des plus grandes performances de l’histoire du football français n’est plus aujourd’hui qu’un vague souvenir amer. Du temps où Paris rêvait vraiment plus grand. Une illusion sans lendemain. Pour la première fois depuis 2013, le PSG ne sera pas au rendez-vous des quarts de finale de la Ligue des champions. Le Barça, lui, y figurera pour la dixième année consécutive. Quel incroyable gâchis !

Hors sujet du début à la fin

Si pour les 4.500 supporters parisiens présents en Catalogne pour assister à la rencontre, la journée fut agréable, douce et ensoleillé – un petit coin de paradis loin de la grisaille parisienne actuelle – la soirée, elle, a tourné au cauchemar dans un Camp Nou aux allures de porte de l’enfer. La marmite tant réclamée par Luis Enrique la veille prenait forme après seulement trois minutes de jeu. Avec Suarez dans le rôle d’ingrédient déclencheur, bien aidé par une défense parisienne hésitante (1-0, 3e). Le scénario catastrophe pour Paris, positionné beaucoup trop bas. Crispé, fébrile et méconnaissable, le PSG se révélait bien trop approximatif pour diffuser une quelconque menace pour des Barcelonais électrisés. Hors sujet, le quadruple champion de France offrait même sur un plateau le deuxième but aux Catalans sur un csc de Kurzawa, après une grossière erreur de Marquinhos (2-0, 40e). Juste avant la mi-temps. Juste le temps de douter, de se dire qu’il fallait se relever, parce que deux autres buts, surtout avec le FC Barcelone, ça pouvait arriver vite.

Tout en bas des immenses tribunes vertigineuses du Camp Nou, les Parisiens furent sonnés d’entrée de jeu. Le regard perdu. Le penalty concédé d’entrée de deuxième période et transformé par Messi (3-0, 50e) ne fit qu’accentuer le stress d’une effroyable déconvenue. Tous les y menait. Même le poteau s’y mettait en repoussant la tentative de Cavani sur une véritable incursion (enfin !) de Meunier (52e). La fameuse «remontada» semblait inévitable… Avant que Cavani ne surgisse sur un long coup franc de Verratti remisé de la tête par Kurzawa pour crucifier Ter Stegen et tous les Barcelonais (3-1, 62e). Le but de la délivrance. Pour éteindre un chaudron brûlant et annihiler les espoirs catalans ? Même pas ! Les ratés de Cavani (64e) et Di Maria (85e), additionnés au doublé de Neymar (88e, 90e+1) donnaient lieu à un temps additionnel irrespirable. Et dans une ambiance de corrida, la mise à mort intervenait. Froidement. Par Sergi Roberto dans un délire indescriptible (90e+5). Verratti s’écroula au sol. Kurzawa mit deux genoux au sol. Oui, pour Paris, c’est fini…

Le bateau a pris l’eau de toutes parts

On l’avait présenté comme un navire de guerre. Insubmersible. Capable d’écraser n’importe qui. On le présentait comme un favori de la Ligue des champions. Tout a volé en éclats ce mercredi soir. Le PSG a affiché des largesses défensives et une fébrilité collective indigne à ce niveau. A l’image de Marquinhos fautif sur au moins trois buts et d’un Kevin Trapp timide, douteux et nullement décisif. Mais l’on pourrait ajouter Adrien Rabiot égaré sur le grand rectangle vert barcelonais et bien d’autres encore. Paris n’a rien maitrisé. Ni ses nerfs. Ni ses émotions. Ni le match qui lui a filé entre les doigts d’une manière improbable. Impardonnable. Le PSG devait rentrer en France en héros, en roi. Il ne sera jamais une légende. Se faire humilier, fesser, démolir, détruire, de cette façon, c’est du jamais-vu dans le football professionnel. Les joueurs – à l’exception notable de Thomas Meunier et de Thiago Motta – ont fait profil bas devant les journalistes, à la fin de cet incroyable scénario. Ce devait être une fête. Ce fut un cauchemar. Aujourd’hui, plus que jamais, Paris n’est plus (du tout) une fête…

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