« Rien n’est fait » : la mise en garde de Hollande à Macron

Le président de la République, qui a appelé à voter pour son ancien ministre, regrette toutefois que ce dernier n’ait pas «pris conscience de ce qu’il s’est passé dimanche» avec la qualification du FN.

Son appel à voter pour lui est loin d’être un blanc-seing. Après avoir fait part de son soutien franc et massif à Emmanuel Macron lundi, François Hollande a décidé de durcir le ton contre son ancien ministre de l’Économie. Dans un aparté avec la presse réalisé en marge d’un déplacement à Laval ce mardi, le chef de l’État a regretté qu’il n’y ait «pas eu de prise de conscience de ce qu’il s’est passé dimanche», à savoir la qualification du Front national et l’élimination des deux grands partis de gouvernement.

«Tout le monde a regardé le résultat avec un ordre d’arrivée. Et on a oublié que c’était quand même Marine Le Pen qui était au deuxième tour. Ce n’est pas rien que l’extrême droite soit au deuxième tour d’une élection présidentielle», s’est alarmé le président de la République, selon des propos rapportés par l’Agence France-Presse. En cause, le triomphalisme du leader d’En Marche!, qui a prononcé un discours de victoire dès dimanche soir, avant d’aller fêter son résultat dans une brasserie parisienne.

Interrogé sur le second tour, qui se tiendra le dimanche 7 mai prochain, le locataire de l’Élysée a estimé que «l’enjeu, c’est que le Front national soit le plus faible possible». «Ce n’est pas la même chose pour un pays de savoir que l’extrême droite est à 20%, 30% ou 40%», a-t-il ajouté. «Je pense qu’il convient d’être extrêmement sérieux et mobilisé, de penser que rien n’est fait parce qu’un vote ça se mérite, ça se conquiert, ça se justifie, ça se porte», a-t-il encore martelé, toujours selon l’AFP.

Les sondages donnent Macron à 61 %, contre 39 % à Le Pen

En marge d’un déplacement dans un hôpital de Garches (Hauts-de-Seine) – son, premier déplacement d’entre-deux tours -, Emmanuel Macron s’en est pris aux journalistes qui pointaient le fait qu’il ait tardé à repartir en campagne. «Je n’ai jamais considéré que quoi que ce soit était gagné», a-t-il pesté. Avant d’ajouter qu’il était le «seul maître de ses propres horloges»: «Je ne suivrai pas le trythme qui plait aux médias ou aux commentateurs de la vie politique, je suivrai le rythme que j’ai décidé».

Tous les sondages réalisés à ce jour présentent Emmanuel Macron comme l’ultrafavori du scrutin. Selon le «Présitrack» acutalisé quotidiennement par OpinionWay pour Les Échos, le leader d’En Marche! est crédité à ce jour de 61% (=) des voix, contre 39% (=) à son adversaire. Un écart que l’on retrouve dans le «Rolling» Ifop/Fiducial publié par Paris Match, CNews et Sud Radio, où l’ancien ministre est là aussi donné à 61% (+1) d’intentions de vote, contre 39% (-1) à la présidente du FN.

Publicités

Réagissez

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :