Quand Bertrand Delanoë compare le FN aux nazis

Le socialiste, soutien d’Emmanuel Macron, a comparé la situation de la France actuelle à celle de l’Allemagne des années 30 et la montée de Marine Le Pen avec celle d’Adolf Hitler.

La vieille ficelle du «reductio ad hitlerum» ou point Godwin date des années 50 et consiste à disqualifier l’argumentation de l’adversaire en l’associant à Hitler, au nazi ou à toute autre idéologie honnie de l’Histoire. L’ancien maire de Paris Bertrand Delanoë l’a utilisée au micro de RTL ce vendredi matin dans le but de convaincre les indécis de la gauche de se rallier au candidat d’En Marche!.

Rallié depuis le mois de mars à Emmanuel Macron, il n’a pas tari d’éloge sur son poulain. Le socialiste a célébré les qualités de l’ancien ministre de l’Économie: «il est courageux et honnête» et détiendrait à la fois «l’audace» et le «sens de l’action» nécessaire à la fonction. S’il a dit vouloir «comprendre» celles et ceux qui sont tentés par le vote blanc ou l’abstention, Bertrand Delanoë les a fermement enjoint à ne pas laisser passer «l’idéologie» de «la peste brune». «Il faut résister à la tentation de la confusion», a martelé Bertrand Delanoë avant de s’engouffrer dans une comparaison de la situation actuelle avec l’ascension des nazis. «Vous savez, dans les années 30 en Allemagne, l’extrême gauche n’a pas voulu choisir entre les sociaux-démocrates et les nazis. Hitler a été élu par le suffrage universel. Alors, je ne culpabilise personne, j’appelle à la responsabilité, à la conscience et à la générosité. A un moment donné, il faut être pour la France avant d’être pour ses vieilles rancœurs.» Pour rappel, Adolf Hitler n’a techniquement pas été élu mais nommé chancelier le 30 janvier 1933 à la suite des bons scores de son parti, le NSDAP, tout au long des élections de l’année 1932.

«Je ne culpabilise personne»

Acquiesçant à la formule d’Emmanuel Macron qui, sur TF1, a affirmé que «voter blanc ou s’abstenir c’est voter Marine Le Pen», Bertrand Delanoë a enjoint les réticents à se rendre aux urnes. «Il faut prendre le bulletin Macron (…) il ne sent pas mauvais, moi je ne me pince pas le nez», a t-il proclamé en référence à l’expression employée par la gauche au moment d’aller voter Jacques Chirac en 2002. Et d’évoquer directement le cas de Jean-Luc Mélenchon: «Il doit aujourd’hui choisir, il a de la culture et le sens de l’Histoire, et il aime la France. Parce qu’il aime la France et parce qu’il sait, lui, il doit voter Macron, quitte après à combattre son programme économique s’il n’est pas d’accord».

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