Le taux de chômage à 5,8% en Allemagne, au plus bas niveau depuis la réunification

Conformément aux attentes des analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset, le taux de chômage de la première économie européenne s’est donc stabilisé au niveau auquel il était descendu en mars. Le nombre de chômeurs a lui diminué de 11 000 personnes par rapport à mars, en données corrigées des variations saisonnières.

Le taux de chômage en Rhénanie-Palatinat reste traditionnellement sous la moyenne fédérale et s’établit pour le mois d’avril de cette année à 4,9%, contre 5,2% en avril 2016. En Sarre c’est moins brillant avec un taux de 6,8% qui marque tout de même une progression par rapport à avril 2016, où on enregistrait en Sarre un taux de chômage de 7,4%.

«Avec la reprise printanière qui se poursuit, le nombre de personnes sans emploi a de nouveau nettement reculé en avril. La bonne évolution du marché du travail se poursuit», s’est réjoui, dans un communiqué, Detlef Scheele, le chef de l’Agence allemande pour l’emploi. En chiffres bruts, moins représentatifs d’une tendance de fond mais référence dans le débat public, le taux de chômage est passé de 6% en mars à 5,8% aussi en avril, tandis que le nombre de demandeurs d’emplois s’est élevé à 2,57 millions de personnes en avril, une baisse de 93 000 par rapport au mois précédent.

« Un secteur des bas salaires encore énorme »

L’Agence allemande pour l’emploi a une définition plus restrictive du chômage que l’Office européen des statistiques Eurostat, qui a publié mardi un taux de chômage à 3,9% pour l’Allemagne en mars. Eurostat se base sur la définition du chômage du Bureau international du travail (BIT), qui notamment ne décompte plus comme chômeurs les personnes ayant travaillé au moins une heure dans la semaine.

«Le marché du travail allemand reste solide comme un roc», a commenté Carsten Brzeski, économiste d’ING-Diba, soulignant qu’il «reste un moteur important de croissance pour l’économie tout entière». Mais parmi les forces du secteur de l’emploi en Allemagne, l’économiste discerne tout de même des faiblesses: «Un secteur des bas salaires encore énorme et se réduisant difficilement» et «un nombre restant élevé des chômeurs longue durée ainsi que la part de temps partiels», alors que beaucoup de femmes en Allemagne ne travaillent pas à temps plein.

(avec agences / Bundesagentur f. Arbeit)

Publicités

Réagissez

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :