Que vont devenir les ministres de Hollande ?

Alors que la plupart des ex-membres du gouvernement vont mener la bataille des législatives pour le Parti socialiste les 11 et 18 juin prochains, d’autres vont prendre leur retraite ou changer de branche.

François Hollande n’est plus président, Emmanuel Macron a pris le relais. Bernard Cazeneuve n’est plus premier ministre, Edouard Philippe est son successeur. Le reste du gouvernement sera nommé mardi. Mais qu’adviendra-t-il des 36 ministres et secrétaires d’État sortants? Si beaucoup sont candidats aux prochaines législatives, certains vont prendre leur retraite. D’autres vont changer de branche, parfois lassés par la politique. Le Figaro vous propose un tour d’horizon des trajectoires envisagées par les ex-membres du gouvernement de François Hollande pour les prochains mois.

• Les ministres

Bernard Cazeneuve. L‘ex-premier ministre a d’abord prévu de conduire la bataille des législatives pour le Parti socialiste. «J’en ai assez d’entendre dire que notre famille n’existe plus. Je ne veux pas la voir disparaître», clame-t-il, même si son rôle exact reste à définir pour ces élections. Mais l’ancien chef du gouvernement a exclu «totalement» de devenir ministre d’Emmanuel Macron. «Le président de la République veut procéder à un renouvellement. Je comprends très bien et je trouve ça légitime», expliquait-il début mai lors d’un déplacement à Cherbourg.

L’ancien ministre du Budget, puis de l’Intérieur, devrait ensuite faire une pause en politique. «Je n’ai pas l’intention, comme cela est trop souvent le cas dans la vie politique, d’envahir tout l’espace de ma petite personne. Ça fait cinq ans que je suis ministre. J’ai eu à vivre des moments extrêmement douloureux qui ont profondément ébranlé le pays et qui m’ont personnellement beaucoup touché, beaucoup atteint», affirme-t-il. En retrait, il souhaite «se consacrer à l’écriture, à la vie associative à Cherbourg», ville dont il a été le maire pendant onze ans. Pour autant, Bernard Cazeneuve ne devrait pas disparaître à 100% de la scène publique. «S’il y a des choses utiles à dire pour le pays, je les dirai».

Jean-Marc Ayrault. Après avoir été député pendant plus de trente ans, maire de Nantes, chef du gouvernement et enfin ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault ne briguera aucun mandat politique après le quinquennat Hollande. «C’est du passé, c’est l’affaire des autres. L’honneur de la politique, ce n’est pas de s’accrocher tout le temps», confiait-il en février à Ouest-France. Place maintenant à sa vie personnelle: «J’aurai un peu plus de temps pour moi, pour ma famille, mes enfants, mes petits-enfants. J’ai toujours un camping-car. J’ai bien l’intention de sillonner les routes, et pour commencer, les routes de France!».

À 67 ans, l’ex-chef du gouvernement ne se voit pas abandonner totalement la politique: «Je peux être utile. Je peux soutenir, je peux m’engager aussi dans la société civile. Ça peut être l’occasion, pour moi, de donner un retour d’expérience, avec des cours que je pourrais donner ici ou là. Il y a aussi beaucoup d’engagements associatifs qui sont possibles…». Et d‘ajouter: «C’est ma responsabilité de transmettre à d’autres générations».

Ségolène Royal. Elle l’a annoncé depuis le salon de l’Agriculture, le 26 février dernier. Députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres de 1988 à 2007, Ségolène Royal ne sera pas candidate aux prochaines législatives. «Ça fait long, vingt ans dans une circonscription prérurale», relevait l’ex-ministre de l’Environnement.

En revanche, le futur de l’ex-candidate à la présidentielle reste flou. En mars, elle a déposé sa candidature à la direction du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), mais l’Allemand Achim Steiner lui a finalement été préféré. «Je trouverai l’opportunité de mettre au service du combat climatique et des enjeux internationaux ma force de conviction. J’ai d’autres pistes, d’autres perspectives», relativisait alors la présidente de la COP21.

Si elle a soutenu Emmanuel Macron depuis l’entre-deux-tours et assuré que le président élu avait jusqu’ici «fait un sans-faute», ses chances d’obtenir un ministère semblent réduites. Au sein de La République en marche, «Ségolène Royal a la même importance que Monsieur et Madame Duchmol qui venaient de Forcalquier», raillait Christophe Castaner, le porte-parole d’Emmanuel Macron, début mai.

Elle a annoncé vouloir créer son entreprise sur BFMTV.

Najat Vallaud-Belkacem. L‘ex-ministre de l’Éducation nationale se présente aux législatives, dans la 6e circonscription du Rhône, pour le Parti socialiste. Elle tentera de remplacer Pascale Crozon (PS), qui, à 72 ans, a choisi de ne pas briguer un nouveau mandat de députée. Elle affrontera notamment un candidat La République en marche, Bruno Bonnell, soutenu par le maire de Lyon Gérard Collomb. Au premier tour de la présidentielle, Emmanuel Macron était arrivé en tête de cette circonscription avec 27,73% des voix.

Et si Najat Vallaud-Belkacem a soutenu Benoît Hamon pour la présidentielle, elle refuse de participer au mouvement transpartisan, dont le vainqueur la primaire de la Belle alliance populaire a annoncé la création mercredi dernier. «Non, je ne cherche pas à me ranger derrière untel ou untel. Ma ligne de conduite: souhaiter le succès de ce quinquennat et la réussite de la France», assurait-elle début mai. Consciente qu’une «gauche forte» est nécessaire pour peser à l’Assemblée nationale, elle aurait comme projet de créer une initiative pour la reconstruction du PS, en compagnie de l’ex-ministre de l’Intérieur, Matthias Fekl.

Michel Sapin. Député depuis 1986, le ministre sortant de l’Économie et des Finances, fidèle de François Hollande, va prendre ses distances avec sa politique. Il ne se présentera pas aux prochaines législatives dans son fief de l’Indre. Il pourrait désormais se consacrer à deux de ses passions, la pêche et la numismatique. À moins qu’il ne nourrisse des ambitions européennes ou internationales… Son entourage, interrogé par l’AFP, ne confirme pas, mais ne l’écarte pas non plus: «Ce serait dommage qu’il se retire de tout. Avec son expérience, il pourrait être utile», atteste-t-on.

Marisol Touraine. L’ex-ministre des Affaires sociales et de la Santé se présente aux législatives dans la 3e circonscription d’Indre-et-Loire. Et si elle souhaite garder son étiquette Parti socialiste, elle a annoncé à Loches, mercredi dernier, vouloir s’engager «sous les couleurs de la majorité présidentielle». «Je le dis sans ambages ni ambiguïté, je souhaite le succès du nouveau président de la République. Et j’inscris clairement ma candidature dans le cadre d’une majorité présidentielle», a-t-elle martelé. La République en marche, qui a dévoilé 428 investitures, n’a pas opposé de candidat à la ministre sortante. Comme pour Manuel Valls. «Je viens de vivre un épisode exceptionnel de ma vie. Je m’attends à un coup de blues», confessait-elle à La Nouvelle République, samedi dernier. «Aujourd’hui, je n’ai qu’un objectif. Le 18 juin.»

Jean-Yves Le Drian. Le ministre sortant de la Défense soutient Emmanuel Macron depuis le 23 mars. Selon le Télégramme, il œuvre en silence depuis quelques jours dans son fief breton pour assurer une majorité au président élu en vue des législatives. Très populaire, il pourrait ensuite conserver son poste de ministre, même si Emmanuel Macron a assuré qu’il n’y aurait aucun membre du gouvernement de François Hollande dans le sien.

Lors de ses adieux début mai, Jean-Yves Le Drian s’est dit «fatigué» par ses cinq ans à l’hôtel de Brienne, mais a assuré qu’il était «disponible», pour «aider», avec ses réseaux, ses informations, ses relais. Juste au cas où l’«on aurait besoin de mes conseils», glissait-il. «Il ne veut pas cesser le combat. Il a des idées pour le futur», ajoutait un de ses proches. Et s’il est laissé sur la touche, il devrait se consacrer à son poste de président du Conseil régional de Bretagne, son «horizon».

Jean-Jacques Urvoas. Après avoir longuement hésité, l’ex-garde des Sceaux brigue un troisième mandat législatif dans la 1re circonscription du Finistère. «C’est ma dernière campagne à des élections législatives. Je le confirme. Il faut le dire avant, de façon à s’obliger soi-même. Sinon l’appétit vient en mangeant», avouait-il début mai lors d’une visite dans le village de Bénodet.

Convaincu qu’il a un «bilan un défendre», l’objectif de Jean-Jacques Urvoas est clair pour les années à venir: «Je vais faire campagne et siéger à l’Assemblée nationale avec la conviction qu’il faut que ce soit une structure stable pour que la France poursuive son redressement. Je ne veux pas dire que je serai l’opposant à ou le partisan de, je veux faire un mandat différent». Mais cette fois, La République en marche n’a pas fait preuve de clémence: Annaïg Le Meur-Roux, une kinésithérapeute de 44 ans, a été investie face à l’ex-ministre de François Hollande

Myriam El Khomri. La ministre sortante du Travail a été investie en décembre par le PS dans la 18e circonscription de Paris. Celle qui a travaillé à la mairie du 18e arrondissement de Paris de 2001 à 2008 s’était dite «heureuse et honorée» de pouvoir mener de combat pour les législatives. «Une très mauvaise idée», à cause du «traumatisme très fort autour de la loi qui porte son nom», avait alors jugé la maire de Paris, Anne Hidalgo. La République en marche lui a lancé un appel du pied en ne présentant pas de candidat face à elle dans cette circonscription. Mais pour l’instant, Myriam El Khomri a prévu de conserver son étiquette PS.

Jean-Michel Baylet. L’ex-ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales ne sera pas candidat aux élections législatives. À 69 ans, l’ancien président du Parti radical de gauche (PRG) pourrait se consacrer à ses postes au conseil départemental du Tarn-et-Garonne, et au conseil municipal de Montjoie. Et surtout, il pourrait reprendre son poste de PDG du groupe La Dépêche, dont son ex-femme est la directrice.

Matthias Fekl. Le ministre de l’Intérieur sortant est candidat aux législatives pour le PS dans la 2e circonscription du Lot-et-Garonne, dont il est le député depuis 2012. Il sera notamment opposé à un candidat de La République en marche, Alexandre Freschi. En cas de défaite, Matthias Fekl occupera toujours un poste de conseiller régional de la Nouvelle-Aquitaine, pour lequel il a été élu en 2016.

Stéphane Le Foll. Conseiller municipal du Mans depuis près de 22 ans, l’ancien porte-parole du gouvernement tentera de renouveler son mandat de député dans la 4e circonscription de la Sarthe, pour lequel il avait été élu en 2012 face à Marc Joulaud (LR). Et pour lui, pas question d’être candidat pour le parti d’Emmanuel Macron. «Moi, je suis investi par le Parti socialiste», a-t-il confirmé au Maine Libre, tout en cédant que le PS n’est pas «dans la stratégie de l’opposition» face à La République en marche. Pour l’heure, le mouvement du président élu n’a pas présenté de candidat face à l’ex-ministre de l’Agriculture, et actuel conseiller municipal du Mans. Il devrait également s’atteler à l’écriture d’un livre sur l’agriculture.

Emmanuelle Cosse. La ministre sortante du Logement est candidate aux législatives dans la 3e circonscription de Seine-Saint-Denis, sous l’étiquette PS. «En me présentant aux législatives, je veux continuer l’action que je mène depuis maintenant plus d’un an: élaborer des lois et porter des projets comme la lutte contre la pauvreté ou la rénovation des logements», déclarait la conseillère régionale d’Ile-de-France dans une interview au Parisien, début avril. L’ex-secrétaire nationale d’EELV, qui n’a jamais été élue députée, tentera de succéder à Michel Pajon (PS) et de battre le candidat de La République en marche, Patrice Anato.

Audrey Azoulay. C’est une trajectoire plus originale pour l’ex-ministre de la Culture. Un temps intéressée par la 6e circonscription de Paris pour les prochaines législatives, l’énarque a finalement choisi de ne pas briguer de mandat de député. «La politique qui n’est vécue qu’au travers des questions d’apparatchiks, de parachuté ou de fief local, les Français n’en peuvent plus», estimait-elle en novembre dernier.

Pour son futur, l’Élysée a proposé fin mars sa candidature pour diriger l’Unesco. «Ma candidature à l’Unesco est une ambition pour la France, et pour moi un défi qui a du sens. Cela a une utilité dans le monde d’aujourd’hui et celui de demain, et c’est cohérent avec ce que la France porte comme valeurs, avec ce que ce gouvernement a défendu», livrait-elle au Monde. La désignation devrait être connue en octobre.

Laurence Rossignol. La ministre sortante des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes doit retrouver son siège de sénatrice de l’Oise qu’elle avait quitté après avoir été nommée au gouvernement en mai 2014. Elle devrait également poursuivre son engagement auprès de la cause féministe.

Annick Girardin. Députée de la circonscription de Saint-Pierre-et-Miquelon jusqu’à son entrée au gouvernement en 2014, l’ex-ministre de la Fonction publique est à nouveau candidate aux législatives dans l’archipel. Elle se présente sous les couleurs du Parti radical de gauche, soutenu par le PS. «Mon lien avec Saint-Pierre et Miquelon ne s’est jamais rompu», soulignait-elle sur son blog en avril. «Je souhaite servir à nouveau exclusivement mon territoire».

Patrick Kanner. Le ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports sortant ne sera pas candidat aux législatives. «Personne ne m’a téléphoné pour me dire “j’aimerai bien t’avoir à mes côtés”», déplorait-il sur BFMTV vendredi 12 mai. Néanmoins, Patrick Kanner sera candidat dans le Nord pour les élections sénatoriales, a-t-il annoncé à La Voix du Nord.

Ericka Bareigts. L’ex-ministre des Outre-mer va tenter d’être à nouveau élue députée dans la 1re circonscription de La Réunion, dans laquelle elle s’était imposée en 2012. Elle se présente sous l’étiquette du PS. La République en marche n’a pas, pour le moment, opposé de candidat à la ministre sortante.

• Les secrétaires d’État

– André Vallini : l’ex-secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement va retrouver son poste de sénateur de l’Isère.
– Jean-Vincent Placé: l’ex-secrétaire d’État chargé de la Réforme de l’État et de la Simplification va retrouver son poste de sénateur de l’Essonne. Il continuera de présider l’Union des démocrates et des écologistes.
– Juliette Méadel: l’ex-secrétaire d’État chargée de l’Aide aux victimes est candidate aux législatives dans la 10e circonscription de Seine-et-Marne pour le PS.
– Harlem Désir: l’ex-secrétaire d’État chargé des Affaires européennes a décidé de renoncer à toute fonction politique.
– Jean-Marie Le Guen: l’ex-secrétaire d’État chargé du Développement et de la Francophonie va tenter de décrocher un quatrième mandat de député dans la 9e circonscription de Paris pour le PS, même s’il a déclaré sur BFMTV vouloir «faire partie de la majorité présidentielle».
– Alain Vidalies: l’ex-secrétaire d’État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche ne se représentera pas dans la 1re circonscription des Landes, dans laquelle il a effectué trois mandats avant d’être nommé ministre en 2014. Il soutient la candidature de Renaud Lagrave pour le PS dans cette circonscription.
– Barbara Pompili: l’ex-secrétaire d’État chargée de la Biodiversité brigue un deuxième mandat de députée dans la 2e circonscription de la Somme pour La République en marche. En 2012, elle s’était présentée sous la bannière écologiste.
– Thierry Mandon: l’ex-secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche va quitter la vie politique pour devenir directeur général du groupe d’édition Rollin. Il projette de créer un hebdomadaire en 2018.
– Christian Eckert: l’ex-secrétaire d’État chargé du Budget et des Comptes publics tentera de décrocher un troisième mandat de député dans la 3e circonscription de Meurthe-et-Moselle. Il est candidat pour le PS.
– Christophe Sirugue: l’ex-secrétaire d’État chargé de l’Industrie, du Numérique et de l’Innovation brigue un troisième mandat de député dans la 5e circonscription de Saône-et-Loire. Il est candidat pour le PS.
Martine Pinville : l’ex-secrétaire d’État chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Économie sociale et solidaire brigue un troisième mandat de député dans la 1re circonscription de Charente pour le PS.
– Ségolène Neuville: l’ex-secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion est candidate pour la deuxième fois dans la 3e circonscription des Pyrénées-Orientales pour le PS.
– Pascale Boistard: l’ex-secrétaire d’État chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie brigue un second mandat de députée dans la 1re circonscription de la Somme pour le PS.
– Jean-Marc Todeschini: l’ex-secrétaire d’État chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire va retrouver son siège de sénateur de Moselle.
– Clotilde Valter: l’ex-secrétaire d’État chargée de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage va tenter d’être élue députée pour la deuxième fois dans la 3e circonscription du Calvados pour le PS.
– Estelle Grelier: l’ex-secrétaire d’État chargée des Collectivités territoriales brigue un second mandat de députée dans la 9e circonscription de Seine-Maritime pour le PS.
– Hélène Geoffroy: l’ex-secrétaire d’État chargée de la Ville retrouvera son fauteuil de maire de Vaulx-en-Velin, qu’elle avait quitté lors de sa nomination en février 2016.
Thierry Braillard: l’ex-secrétaire d’État chargé des Sports voulait être investi par En marche! dans la 1ère circonscription du Rhône, mais Thomas Rudigoz lui a été préféré. Il a donc décidé de renoncer à se présenter et de se mettre en «retrait de la vie publique» pour se consacrer à son activité d’avocat au Barreau de Lyon.

Publicités

Réagissez

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :