Bernard Tapie va (vraiment) devoir rendre les 404 millions d’euros

La Cour de cassation a rejeté le pourvoi de l’homme d’affaires.

Fin des espoirs pour Bernard Tapie. La cour de Cassation a confirmé ce jeudi 18 mai que l’homme d’affaires devra bien rendre les 404 millions d’euros (404 623 082,54 euros exactement) qu’il avait obtenus dans l’arbitrage rendu après la vente d’Adidas au Crédit Lyonnais.

Rien ne dit que les sommes seront restituées à l’Etat (qui a géré le passif du Crédit Lyonnais après la faillite de la banque) dans l’immédiat: l’homme d’affaires est, à titre personnel, en liquidation judiciaire et ses sociétés ont été placées en procédure de sauvegarde. « Au vu de la complexité des procédures de liquidation et de sauvegarde engagées, tout cela va prendre beaucoup de temps avant d’être tranché », relève une source proche du dossier.

Cette affaire trouve son origine en 1992 quand Bernard Tapie entre au gouvernement. Deux ans plus tôt, le businessman marseillais avait acquis le groupe Adidas pour 1,6 milliard de francs, grâce à l’appui d’une filiale du Crédit Lyonnais, la Société de banque occidentale (SdBO). Pour se désengager, il donne donc mandat à cette filiale de vendre les 80% d’Adidas qu’il détient; c’est fait en février 2013 pour 2,1 milliards de francs, soit près de 320 millions d’euros. Les acheteurs sont huit, dont une autre filiale du Lyonnais (Clinvest) mais aussi une structure appartenant à l’homme d’affaires Robert Louis-Dreyfus (RLD). Or, le même jour, ces huit acheteurs signent le une promesse de vente à une autre société de RLD pour un montant nettement supérieur: 3,5 milliards de francs.

Bernard Tapie s’estime alors floué et engage une procédure judiciaire qui débouche sur un arbitrage (il doit toucher plus de 400 millions d’euros dont une grosse part de dommages et intérêts) jamais contesté par Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde. Dans cette affaire, celle qui était à l’époque ministre de l’Economie a été reconnue coupable de négligence mais dispensée de peine.

L’arbitrage a ensuite été cassé par la justice au regard de liens entre Bernard Tapie et l’un des trois experts chargés d’arbitrer le litige. En conséquence, l’ancien patron de l’Olympique de Marseille est renvoyé en correctionnelle (comme cinq autres protagonistes) pour escroquerie en bande organisée.

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